Que faire si on m’interdit de travailler pendant ma grossesse ?

Aller travailler alors que vous êtes enceinte de plusieurs mois : voilà qui est loin d’être évident ! Vous devez réaliser vos tâches habituelles, mais avec un petit poids en plus dans le ventre. Sans parler de tous ces maux de grossesse… Mais il va falloir s’accrocher, sauf si vous exercez un métier à risque. Découvrez ci-dessous les scénarios dans lesquels il vaut mieux ne pas travailler pendant votre grossesse, afin de protéger votre bébé et vous-même. 

Que faire si on m’interdit de travailler pendant ma grossesse ?

Vous êtes enceinte, vous venez d’accoucher ou vous allaitez ? Dans ce cas, vous ne pouvez pas exercer de fonction, ni travailler dans un environnement qui présente un risque pour votre santé ou celle de votre enfant. Les tâches et conditions de travail suivantes, par exemple, sont interdites : 

  • exposition au bruit 
  • travaux à haute température 
  • exposition à des substances chimiques 
  • exposition à des vibrations mécaniques 
  • danger de contamination 
  • manutention de charges lourdes (les trois derniers mois de la grossesse) 

Un médecin du travail ou d’entreprise doit constater le risque. Si le danger est réel, votre employeur devra procéder à la modification de votre fonction ou à l’adaptation de votre environnement de travail, éventuellement associée d’une perte de salaire. On parle dans ce cas d’écartement partiel du travail. Si cette mesure n’est pas envisageable, vous serez obligée de prendre un congé prophylactique. L’écartement peut durer jusqu’à cinq mois après la naissance. 

Qui me paie pendant mon congé prophylactique ? 

Si vous devez prendre un congé prophylactique, vous serez déclarée en incapacité de travail. Vous serez donc à charge de la mutualité et percevrez une indemnité égale à 78,237 % de votre salaire journalier brut. Ce salaire de remplacement sera versé à partir du premier jour d’écartement jusqu’à la sixième semaine avant la date prévue de l’accouchement (moment où le congé prénatal prend le relais). Votre mutualité prélèvera un précompte professionnel de 11,11 % sur cette indemnité. En cas de grossesse multiple, vous percevrez cette indemnité jusqu’à la huitième semaine qui précède la date présumée de l’accouchement (le congé prénatal commence alors deux semaines plus tôt). 

Quels sont les documents nécessaires en cas d’écartement total ? 

Si vous êtes mise en incapacité de travail pendant votre grossesse, vous devrez remettre trois documents à votre mutualité pour obtenir votre indemnité : 

  1. la déclaration d’écartement que vous recevrez de votre mutualité, complétée par votre employeur ; 
  2. une copie du formulaire pour l’évaluation de santé, complétée par le médecin du travail ; 
  3. une déclaration de votre médecin traitant, qui mentionne la date présumée de l’accouchement et signale une éventuelle grossesse multiple.